Parce que en mode malade depuis mercredi soir... Parce que pas le moral parce que seul... Parce que avec ce temps c'est franchement la déprime... Parce que fatigué parce que malade...
Là j'ai vraiment pensé aux touristes...
Mercredi soir à un concert super sympa, mercredi nuit à vomir (rien de spécial jusque là)... Jeudi matin mort mort mort... Pas de boulot ni de docteur tellement j'étais mort... J'appelle pour avoir un rendez-vous... Oui je sais il est 17h passées mais je me lève tout juste alors un peu d'indulgence... J'ai rendez-vous le lendemain à 10h30 (oula vais-je pouvoir me lever ?) donc en gros on me conseille de mourir, seul... Commencement du pathétisme...
Vendredi à moitié mort mais en vie (quoique)... RDV chez le docteur, une fois de plus... A La Poste (ah le bonheur existe encore) puis à la maison... Puis appart appart appart... Il pleut sans cesse donc pas vraiment le choix... Moi qui pensais avoir deux jours de vacances et ben c'est gagné... Samedi idem, pluie pluie pluie... Appart et films... Bon le soir c'est décidé je sors enfin de chez moi, quitte à en crever... Pierre est là on fait la tournée des bars...
Je pense aux touristes...
Comme une impression d'avoir déjà fait largement le tour... Toujours les mêmes têtes, toujours les mêmes possibilités... A ça il faut ajouter 4 jours complets d'Internet et de discussions diverses et variées qui ne mènent à rien avec des gens dont on finit par se demander s'ils existent vraiment... Technologie...
Puis dimanche matin (oula c'est dur), petit tour aux puces de Saint Mich et tu te demandes si les mecs n'ont pas fouillé les poubelles toute la semaine pour essayer de te vendre ce merdier boueux...
C'est ça la vie alors : un merdier boueux...
Là je repense définitivement aux touristes...
Nous voilà à pied dans le froid, froid qui nous fait couler le nez et geler le cerveau... Froid qui blanchit encore plus notre visage (non nous les gens du Sud on n'a pas l'habitude)... Dans ce merdier boueux qu'est en fait la vie et la ville puisque partout sur le sol des flaques alternent avec les déchets... Le trottoir n'est plus qu'une danse infecte entre déchet et eau... Un déchet imbibé, un déchet qui flotte, un déchet qui se dissout, un déchet qui colle, un déchet qui sent, un déchet qui vogue... Un caniveau plein... Une vie boueuse...